Glossary

"Using the right word, the right idea, the right concept, with the most commonly accepted definition, or even better, with the best accepted and understood definition, can sometimes be a feat...”

Patrick Triplet

> With this quote, we wish to pay tribute to the colosal work of this biologist, and doctor of ecology whose great oeuvre, Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature (The Encyclopaedic Dictionary of Biological Diversity and Nature Conservation) ─ compiled over the course of more than ten years ─ is the basis of many of the definitions found in this glossary. Indeed, it is by using a language with precise words and clearly defined concepts that everyone and anyone can approach and understand fields of study that may not necessarily be within their own expertise.

This glossary of over 6,000 definitions, written in French with corresponding English translations, is here to help you. It covers the complementary fields of Geography, Ecology, and Economics, without forgetting a small detour into the world of Finance, which of course regulates a large part of our existence.

Travelling from one definition to another, this glossary invites you to explore the rich world of conservation and to understand its mechanisms and challenges.

We wish you all : "Happy reading and a safe journey through our world".

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Glossaries

Term Definition
Émulation écologique

♦ Incitation, par effet d'entraînement au sein d'un groupe, à adopter un comportement plus respectueux de l'environnement.
♦ Équivalent étranger : Green nudge.

Émulsification

♦ Dispersion, à l’état de particules très fines, d’un liquide dans un autre liquide et aboutissant à un liquide extrêmement hétérogène.
♦ Équivalent étranger : Emulsification.

Émulsion

♦ Mélange de deux substances non miscibles (qui ne se mélangent normalement pas), comme l’eau et l’huile.
♦ Équivalent étranger : Emulsion.

EMV

♦ Acronyme pour : "Écosystème marin vulnérable".
♦ Un EMV est identifié par ses caractéristiques et par sa vulnérabilité en vertu des Directives internationales de la FAO pour la gestion des pêcheries en eaux profondes en haute mer (FAO, 2009). La vulnérabilité dépend de la nature de la pêcherie et, par conséquent, de la région. Selon le paragraphe 42 (FAO 2009) : 

> Un écosystème marin doit être classé comme vulnérable en fonction des caractéristiques qu'il possède. La liste suivante de caractéristiques doit être utilisée comme critère pour l'identification des EMV.

  1. Unicité ou rareté : zone ou écosystème qui est unique ou qui contient des espèces rares dont la perte n'a pas pu être compensée par des zones ou des écosystèmes similaires. Il s'agit notamment de :
    1. les habitats qui contiennent des espèces endémiques ;
    2. les habitats d'espèces rares, menacées ou en voie de disparition qui ne se trouvent que dans des zones distinctes ; ou
    3. les nurseries ou les aires d'alimentation, de reproduction ou de frai distinctes.
  2. ii. Importance fonctionnelle de l'habitat : zones distinctes ou habitats nécessaires à la survie, à la fonction, au frai, à la reproduction ou au rétablissement des stocks de poissons, à des stades particuliers du cycle biologique (p. ex. aires de croissance) ou d'espèces marines rares, menacées ou en voie de disparition.
  3. Fragilité : un écosystème très sensible à la dégradation par les activités anthropiques.
  4. Traits du cycle vital des espèces constitutives qui rendent le rétablissement difficile : écosystèmes caractérisés par des populations ou des assemblages d'espèces présentant une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
    1. des taux de croissance lents ;
    2. l'âge tardif de la maturité ;
    3. un recrutement faible ou imprévisible ;  ou
    4. longue durée de vie.
  5. Complexité structurelle : un écosystème caractérisé par des structures physiques complexes créées par des concentrations importantes de caractéristiques biotiques et abiotiques. Dans ces écosystèmes, les processus écologiques sont généralement fortement dépendants de ces systèmes structurés. De plus, ces écosystèmes ont souvent une grande diversité, qui dépend des organismes structurants. 

> Des exemples de groupes d'espèces, de communautés et d'habitats potentiellement vulnérables, ainsi que les caractéristiques qui les soutiennent potentiellement, figurent à l'Annexe 2 des Lignes directrices de la FAO sur le SDF (FAO 2009).

Lors de l'identification des espèces indicatrices de EMV, les directives de la FAO (2009) indiquent que les groupes d'espèces, les communautés, les habitats et les caractéristiques présentent souvent des caractéristiques compatibles avec des EMV possibles, mais elles indiquent clairement que la simple détection de la présence d'une espèce indicatrice ou d'une caractéristique de l'habitat n'est pas suffisante en soi pour identifier une EMV

> Les espèces indicatrices d'EMV répondent à un ou plusieurs des critères de la FAO (2009) pour l'occurrence possible d'EMV. Leur simple présence n'est pas une indication automatique d'un EMV, mais lorsqu'une est observée dans des agrégations significatives avec des congénères ou d'autres espèces indicatrices d'EMV, elle peut constituer un EMV.

♦ Équivalent étranger : Vulnerable marine ecosystem.

En danger

♦ Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition imminente d'une partie de son aire de distribution.
♦ Équivalent étranger : Endangered.

ENABEL

♦ Nouvelle dénomination donnée en 2018 à la "Coopération Technique Belge" (CTB) qui s’inscrit dans le cadre plus large des Objectifs de développement durable adoptés en septembre 2015 par les Nations Unies, incluant l’agenda « au-delà de l’aide » (Beyond Aid) et les partenariats multi-acteurs.
♦ Équivalent étranger : ENABEL

Énaulophile

♦ Désigne toute unité écologique propre aux dunes de sable.
♦ Équivalent étranger : Enaulophilous.

Énaulophyte

♦ Végétal des dunes de sable.
♦ Équivalent étranger : Enaulophyte.

Enclaves écologiques

♦ Série de petites aires qui servent de refuge, permettant aux espèces de se déplacer d'une grande aire centrale à une autre au sein de paysages fragmentés.
♦ Équivalent étranger : Ecological stepping stones, enclaves.

Enclos

♦ Dispositif permettant d’éviter la divagation du bétail, constitué d’une clôture.
Dispositif expérimental destiné à isoler un fragment d'écosystème terrestre ou aquatique afin d'étudier un phénomène particulier.
♦ Équivalent étranger : Enclosure.

Enculturation, endoculturation

♦ Ensemble des processus conduisant à l'appropriation par l'individu de la culture de son groupe. Tout individu est doté, en naissant, de potentialités diverses, et conditionné par le milieu culturel à intégrer des normes, des modèles, des attitudes propres à son milieu.
Plusieurs autres définitions sont proposées : « L'enculturation est une fonction intraculturelle. Le terme  désigne tous les processus qui fondent et organisent la continuité d'accès à une culture pour tous ceux qui relèvent d'elle. Elle présente deux fonctions sociales : premièrement, la conservation et la transmission de l'acquis physique, intellectuel, moral et esthétique, deuxièmement, l'intégration des individus à leur société. »
♦ Équivalent étranger :

Endémicité, taux

♦ Nombre d'espèces endémiques par rapport au nombre total d'espèces présentes dans une région déterminée.
♦ Équivalent étranger : Endemicity ratio.

Endémique

♦ Voir :  Espèce endémique
♦ Selon la version 3.0 des lignes directrices pour l’application, au niveau régional, des critères de l’UICN pour la Liste rouge : « Un taxon endémique est un taxon que l’on retrouve, naturellement, dans une zone particulière et nulle part ailleurs » .
♦ Équivalent étranger : Endemic.

Endémisme

♦ Différentiation d'une espèce dans une aire biogéographique déterminée, généralement restreinte et à laquelle elle est inféodée. Elle se trouve naturellement, dans une zone particulière et nulle part ailleurs.
♦ Équivalent étranger : Endemism.

Endiguement

Action de construire une digue pour opposer un obstacle aux inondations de la mer, pour contenir les eaux courantes ; résultat de cette action.
Un système d’endiguement (SE) se compose d’une ou plusieurs digues conçues pour défendre une zone contre les inondations et/ou submersions et cela jusqu’à un niveau d’événement nommé le niveau de protection. Ces digues peuvent être accompagnées de plusieurs autres ouvrages anthropiques concourant à la préservation de la même zone protégée (digues de second rang, ouvrages hydrauliques tels que vannes, clapets, etc., remblais routiers/ferroviaires, etc.). Les éléments naturels ne sont pas inclus dans un système d’endiguement mais ils peuvent jouer un rôle pour la lutte contre l’inondation ou submersion (ex : cordon dunaire, tertre, éperon rocheux), c’est pourquoi ils sont pris en compte dans l’étude de dangers, afin de déterminer leur résistance et leur fiabilité.

Les systèmes d’endiguement peuvent être des systèmes complexes impliquant un fonctionnement hydraulique particulier et pour lesquels les performances des ouvrages qui le composent doivent être calibrés en fonction des enjeux à protéger. Pour cela, il est nécessaire de définir la zone géographique à protéger, soit la zone qui, en l’absence du système d’endiguement désigné, serait inondée par la crue (en référence à un cours d’eau et à un niveau de crue).

Le niveau de protection d’un ouvrage correspond au niveau à partir duquel des entrées d’eau dans le système doivent être prises en compte. Ces entrées d’eau peuvent s’effectuer par brèche ou par surverse sur les digues (cas des déversoirs de sécurité ou digue résistante à la surverse). Ce niveau est confondu avec le niveau de sûreté infra, quand le système ne comporte pas de déversoirs de sécurité ou quand la probabilité de brèche est supérieure à 5 % au moment des premiers débordements sur les tronçons prévus à cet effet. Ce niveau est donc la valeur minimale entre les niveaux respectivement de sûreté et de submersion définis ci-après.

Le niveau de sûreté d’un ouvrage correspond au niveau à partir duquel des entrées d’eau par brèche doivent être considérées. Il va permettre de définir les niveaux de protection au sein de la zone protégée et correspond à une probabilité résiduelle de rupture au plus de 5 %.

Le niveau de danger d’un ouvrage correspond au niveau d’eau à partir duquel la probabilité de défaillance du système d’endiguement est considérée comme très élevée ou certaine pour l’un des différents modes de rupture auxquels il est potentiellement exposé. Il est égal à une probabilité de brèche de 50 %.

Le niveau de protection apparent ou niveau de submersion d’un ouvrage est la hauteur maximale que peut atteindre l’eau sans que la zone protégée ne soit inondée en raison du  débordement ou du contournement des ouvrages de protection quand l’inondation provient directement du cours d’eau ou de la mer et en faisant abstraction des risques de défaillance avant surverse. Il s’agit, la plupart du temps, d’un niveau apportant une fausse impression de protection.

♦ Lien internet : https://www.france-digues.fr/les-digues/quest-ce-quun-systeme-dendiguement/

♦ Équivalent étranger : Containment.