Glossary

"Using the right word, the right idea, the right concept, with the most commonly accepted definition, or even better, with the best accepted and understood definition, can sometimes be a feat...”

Patrick Triplet

> With this quote, we wish to pay tribute to the colosal work of this biologist, and doctor of ecology whose great oeuvre, Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature (The Encyclopaedic Dictionary of Biological Diversity and Nature Conservation) ─ compiled over the course of more than ten years ─ is the basis of many of the definitions found in this glossary. Indeed, it is by using a language with precise words and clearly defined concepts that everyone and anyone can approach and understand fields of study that may not necessarily be within their own expertise.

This glossary of over 6,000 definitions, written in French with corresponding English translations, is here to help you. It covers the complementary fields of Geography, Ecology, and Economics, without forgetting a small detour into the world of Finance, which of course regulates a large part of our existence.

Travelling from one definition to another, this glossary invites you to explore the rich world of conservation and to understand its mechanisms and challenges.

We wish you all : "Happy reading and a safe journey through our world".

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Term Definition
Consentement préalable en connaissance de cause

♦ Principe qui veut qu’une cargaison internationale de pesticides bannis ou sévèrement restreints en vue de protéger la santé humaine et l’environnement, ne doit pas être livrée sans accord, quand des accords existent, ou en opposition à une décision de l’autorité compétente dans le pays importateur.

> Il s’agit du principe fondamental sur lequel repose la convention de Rotterdam (adoptée le 10 septembre 1998) sur la procédure applicable à certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font l’objet d’un commerce international. Le PIC s’applique aux mouvements transfrontaliers d’OGM et de produits dérivés d’OGM.
La procédure PIC est un mécanisme formel permettant d’obtenir et de communiquer les décisions des Parties importatrices quant à leur volonté ou non d’accepter toute cargaison future de produits chimiques inscrits à l’annexe III de la convention de Rotterdam et de garantir le respect de ces décisions par les Parties exportatrices.
Pour chacun des produits chimiques inscrits à l’annexe III et soumis à la procédure PIC, un document d’orientation des décisions est préparé et envoyé à toutes les Parties. Il a pour but d’aider les gouvernements à évaluer les risques liés à la manutention et à l’utilisation du produit chimique considéré, et à prendre des décisions en connaissance de cause sur l’importation future et l’utilisation du produit chimique, compte tenu des conditions locales.

> Toutes les Parties sont invitées à prendre pour chacun des produits chimiques inscrits à l’annexe III de la convention une décision indiquant si elles en autoriseront ou pas l’importation. Ces décisions sont désignées sous le nom de réponses des pays importateurs. Une liste des réponses des pays importateurs concernant chacune des substances chimiques soumises à la procédure PIC figure dans la circulaire PIC qui est distribuée tous les six mois par le Secrétariat de la convention à toutes les autorités nationales désignées et toutes les réponses des pays importateurs sont consultables sur le site web de la convention.
Toutes les Parties exportatrices sont invitées à s’assurer que les exportations de produits chimiques soumis à la procédure PIC ne contreviennent pas à la décision prise par chaque Partie importatrice. Elles doivent veiller à ce que les réponses des pays importateurs publiées dans la circulaire PIC soient immédiatement communiquées à leurs exportateurs, aux industries et à toute autre autorité concernée, telle que le service des Douanes. (www.pic.int.).

♦ Équivalent étranger : Prior Informed Consent (PIC).

Conservation

♦ Utilisation et gestion respectueuse des ressources naturelles afin d’éviter qu’elles soient perdues ou gaspillées. Cette définition vise à attribuer une valeur à l’environnement par les biens et services qui sont fournis aux êtres humains.

> Concept large qui sous-tend la possibilité d'utiliser, de gérer et de réguler des populations animales, par la chasse ou tout autre moyen légal de contrôle. Elle est généralement associée à la protection des ressources naturelles, comme la faune et la flore, l'eau, l'air et les éléments géologiques. Elle vise donc au bon usage de la nature, contrairement à la préservation qui vise à éviter l'usage de la nature.
La conservation tend donc vers la notion d'utilisation soutenable ou durable et concerne les ressources renouvelables ou non renouvelables. Pour les ressources renouvelables, elle vise à éviter des prélèvements supérieurs à la production. Pour les ressources non renouvelables, elle implique d'en maintenir des quantités suffisantes pour que les générations futures puissent les exploiter.

> La conservation se focalise sur les besoins et les intérêts des êtres humains, soit sur les valeurs économiques, biologiques, culturelles et récréatives de ces valeurs. La conservation implique que le développement est nécessaire pour un meilleur futur, mais seulement quand les changements se font sans gaspillage. La conservation d’un écosystème comprend la conservation de son fonctionnement dont découlent les services écosystèmiques et les différents aspects de son utilisation durable.
Il s’agit donc d’une éthique d’utilisation et de protection des ressources prenant en compte la viabilité à long terme des écosystèmes.

> L'élargissement des préoccupations - passage du concept de protection à celui de conservation - s'est traduit par la modification, en 1956, de l'appellation de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature et de ses ressources ; siège à Gland, Suisse), qui s'appelait auparavant UIPN ("P", pour "protection").
La "Stratégie mondiale de la conservation", lancée en  1980 par l'UICN, le PNUE et le WWF, est un document fondamental qui peut à cet égard, servir de guide.

♦ Équivalent étranger : Conservation.

Conservation communautaire

♦ Terme employé pour décrire une large de gamme de projets et de programmes, comme par exemple la gestion communautaire des ressources naturelles. Il s’agit de principes et de pratiques qui étayent le fait que les principes de conservation doivent être menés par des stratégies qui renforcent le rôle des populations locales dans la prise de décision pour tout ce qui concerne la gestion des ressources.  En impliquant les communautés locales dans la gestion et la protection de leurs ressources naturelles, au lieu d'une gestion exclusivement par les gouvernements ou les organisations environnementales, les populations locales deviennent des acteurs clés, prenant part activement à la conservation de leur environnement.

> Le concept de conservation communautaire se fonde sur quatre éléments principaux :

  • l’instrument économique qui vise à garantir que les communautés locales ont un intérêt propre dans la gestion des ressources naturelles ;
  • la délégation de l’autorité sur les ressources naturelles locales à des agents spécialisés ;
  • le recours à un régime de propriété commune comme base formelle d’un accès régulé aux ressources ;
  • un long processus de développement de la réglementation et des changements légaux.

> Les deux dimensions de la conservation communautaire, la participation et la préoccupation d’une amélioration du bien-être forment un espace dans lequel de nombreuses interventions pour la conservation doivent se produire. À un extrême se situent les pratiques biocentriques mettant en avant les valeurs intrinsèques de la nature qui demande une préservation pour elle-même. À l’autre extrême, les limites de l’utilisation de la nature par l’Humanité sont imposées pour des raisons utilitaires et se réfèrent au mode de pensée anthropocentrique que l’usage durable demande une gestion durable des ressources pour le plus grand bénéfice futur de l'Humanité.

Équivalent étranger : Community conservation.

Conservation cryogénique

♦ Préservation de graines, de semences, d'embryons ou de micro-organismes à de très basses températures, au-dessous de -130°C. À ces températures, l'eau est absente, l'énergie cinétique des molécules est faible, la diffusion quasi nulle et le potentiel de stockage est supposé être extrêmement long.
Équivalent étranger : Cryogenic storage.

Conservation d'un habitat naturel

♦ Ensemble des influences et mesures agissant sur un habitat naturel ainsi que sur les espèces typiques qu'il abrite qui peuvent affecter à long terme sa répartition naturelle, sa structure et ses fonctions ainsi que la survie à long terme de ses espèces typiques. L'état de conservation d'un habitat naturel est considéré comme « favorable » lorsque :

  • son aire de répartition naturelle ainsi que les superficies qu'il couvre au sein de cette aire sont stables ou en extension,
  • la structure et les fonctions spécifiques nécessaires à son maintien à long terme existent et sont susceptibles de perdurer dans un avenir prévisible,
  • l'état de conservation des espèces qui lui sont typiques est favorable.

♦ Équivalent étranger : Conservation of a natural habitat.

Conservation d'une espèce

♦ Ensemble des mesures et des influences qui agissant sur l'espèce, peuvent affecter à long terme la répartition et l'importance de ses populations. L'état de conservation d'une espèce est considéré comme « favorable » lorsque :

  • Les données relatives à la dynamique de la population de l'espèce en question indiquent que cette espèce continue et est susceptible de continuer à long terme à constituer un élément viable des habitats naturels auxquels elle appartient
  • L'aire de répartition naturelle de l'espèce ne diminue ni ne risque de diminuer dans un avenir prévisible
  • Il existe et il continuera probablement d'exister un habitat suffisamment étendu pour que ses populations se maintiennent à long terme.

♦ Équivalent étranger : Conservation of a species.

Conservation de l’eau

♦ Se réfère à la réduction dans la perte ou le gaspillage de l'eau ainsi qu'à la préservation de sa qualité. Elle se traduit par la mise en œuvre de mesures efficientes de conservation ou par l'amélioration de pratiques de gestion qui réduisent ou améliorent l'usage de l'eau. Une mesure de conservation de l'eau est une action, un changement de comportement, un dispositif, une technologie ou une action ou processus mis en œuvre pour réduire la perte, le gaspillage ou l'usage de l'eau.
♦ Équivalent étranger : Water conservation.

Conservation de la diversité biologique

♦ Gestion des interactions humaines avec les gènes, les espèces et les écosystèmes afin de fournir le maximum d'avantages à la génération actuelle tout en maintenant leur potentiel pour satisfaire les besoins et les aspirations des générations futures. La notion comprend également la sauvegarde et l'étude de l'utilisation de la biodiversité.
♦ Équivalent étranger : Conservation of biodiversity.

Conservation des terres

♦ Gestion des ressources en eau au sein de zones agricoles et des pertes de sol par érosion vers les cours d'eau.
♦ Équivalent étranger : Land conservation.

Conservation ex situ

♦ Étude, maintien ou conservation d’éléments constitutifs de la diversité biologique en dehors de son environnement naturel.
♦ Équivalent étranger : Ex-situ conservation.

Conservation forteresse

♦ Cette expression est généralement utilisée par les professionnels de la conservation pour désigner un mode de conservation naturaliste fondé sur l’exclusion des êtres humains des aires protégées (D. Brockington, Fortress Conservation. The Preservation of the Mkomazi Game Reserve, Tanzania, Oxford, James Currey, 2002).
♦ Équivalent étranger : Fortress conservation.

Conservation in situ

♦ Conservation des écosystèmes, des habitats naturels, maintien et reconstitution de populations viables d'espèces dans leur milieu naturel et, dans le cas des espèces domestiquées et cultivées, dans le milieu où se sont développés leurs caractères distinctifs.
♦ Équivalent étranger : In-situ conservation.

Conservation transfrontalière et développement local

♦ La conservation transfrontalière et les aires de développement sont des aires de terre ou de mer qui partagent une ou plusieurs frontières entre des États, des unités sous-nationales, telles que les provinces et les régions, des aires autonomes et/ou des aires au-delà des limites de la souveraineté et de la juridiction nationale, qui constituent des parties d'une matrice qui contribue à la protection et à la maintenance de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles associées, autant que la promotion d'un développement social et économique, et qui sont gérés en partenariat avec des moyens légaux ou d'autres moyens efficaces.
♦ Équivalent étranger : Transboundary conservation and sustainable development.

Conservationnisme

♦ Vision de la nature qui consiste à pouvoir exploiter les ressources en veillant à ne pas les épuiser. Elle a pour but de ne pas exclure l’humain des milieux naturels. C’est dans ce contexte qu’a été adoptée la Stratégie mondiale de la conservation en 1980, par l’UICN, le WWF, la FAO et le PNUE.
Équivalent étranger : Conservationism.

Conservatoire botanique

♦ Lieu destiné à la conservation ex situ d'espèces rares et menacées.
♦ Équivalent étranger : Botanical garden.