Glossary
Glossaries
Term | Definition |
---|---|
Myrmécologie | ♦ Science qui étudie les fourmis |
Myrmécophilie | ♦ ♦ Défini ici comme la dépendance partielle ou complète des espèces non fourmis à l'égard des colonies de fourmis. Traduit littéralement par « aimant les fourmis », la myrmécophilie est un terme vague qui peut signifier différentes choses pour un coléoptériste (parasitisme social), un hémiptère (mutualisme) et un hyménoptériste (parasitoïdisme des fourmis). > Les espèces myrmécophiles capitalisent sur le tissu social de la biologie des fourmis, par exemple, en exploitant les colonies ou en trompant la communication avec les compagnons de nid pour obtenir une récompense. Les interactions avec les hôtes peuvent se produire à l'intérieur et à l'extérieur des nids, mais cette définition exclut de nombreux organismes myrmécophages et parasites qui se nourrissent simplement de fourmis individuelles ou les ciblent, à moins qu'il ne puisse être démontré que ces espèces emploient des tactiques socialement parasitaires. Les myrmécophiles facultatifs qui ne semblent pas vivre en association stricte avec les colonies sont considérés si la relation semble plus qu'accidentelle. Les trophobiontes mutualistes, que l'on trouve chez les Lépidoptères et les Hémiptères, sont exclus. Le mutualisme des fourmis semble être absent des coléoptères, probablement parce que les coléoptères ne produisent pas de sous-produits métaboliques comme le miellat qui pourraient constituer la base de ce mode de vie. > Les espèces myrmécophiles utilisent les colonies de multiples façons. Les taxons qui ont sacrifié une existence libre pour se spécialiser écologiquement dans des colonies présentent souvent (mais pas toujours) des modifications morphologiques ou comportementales manifestes, qui varient en fonction de la stratégie myrmécole employée. L'un des principaux axes de variation chez les myrmécophiles est la mesure dans laquelle l'organisme est reconnu et accepté par ses. La majorité des myrmécophiles sont des intrus de nid qui sont soit largement ignorés par leurs hôtes, soit reconnus et traités de manière agressive. Ces espèces peuvent posséder des modifications anatomiques défensives qui protègent le corps de l'hostilité potentielle des travailleurs, et présenter des réponses comportementales qui permettent une évasion rapide ou la protection des régions fragiles du corps. Les espèces qui sont socialement intégrées sont traitées sans agression par leurs hôtes accommodants, devenant assimilées comportementalement à la vie de colonie avec un certain degré d'intimité. Cette manifestation avancée et très complexe de la relation myrmécophile se reflète dans une série d'adaptations morphologiques et comportementales. Il convient de noter que la distinction entre les espèces intégrées et non intégrées n'est pas toujours claire ou absolue ; Par exemple, au cours de son cycle de vie, une espèce peut entrer dans un nid et être initialement traitée avec hostilité, mais elle parvient à s'intégrer socialement grâce à l'exécution réussie d'une stratégie socialement parasitaire, telle que la manipulation comportementale ou chimique. > De nombreux myrmécologues emploient le terme « parasitisme social » pour désigner la dépendance parasitaire d'une espèce sociale vis-à-vis d'une autre. En revanche, les biologistes myrmécophiles appliquent régulièrement le terme plus largement à toute espèce qui cible les nids de fourmis et leur inflige un coût, ou qui exploite la structure sociale de la colonie pour son propre profit. Cette définition traite le myrmécophile comme un parasite et la colonie de fourmis comme son hôte « super-organisme ». > La plupart des myrmécophiles sont également holométaboles, de sorte qu'une métamorphose complète peut être un facteur de promotion supplémentaire, en permettant à des écologies distinctes d'évoluer pour chaque étape de l'histoire de la vie d'un organisme. En effet, de nombreux myrmécophiles holométaboles ne s'associent aux fourmis qu'à l'état de larves ou d'adultes. ♦ Équivalent étranger : Myrmecophily.
|
Mythes de la nature | ♦ Caricatures des explications sur la façon dont la nature fonctionne, sur les hypothèses sur la stabilité, sur les perceptions des processus affectant la stabilité et sur les évaluations de la pertinence de politiques différentes. > Chaque mythe peut être représenté graphiquement par une sphère roulant dans un paysage.
> Ces quatre mythes de nature divise les humains en quatre catégories :
Référence : http://www.lenntech.fr/effet-de-serre/perspectives-rechauffement-global.htm#ixzz3Pptxo8po ♦ Équivalent étranger : Myths of nature. |
Naissain | ♦ Très jeunes coquillages (huîtres et moules...) résultant de la fixation des larves pélagiques de ces espèces sur un support solide naturel ou utilisé par l'Homme pour leur capture (= collecteur). |
Nanoplancton | ♦ Ensemble des organismes planctoniques dont la taille est comprise entre 5 et 50 microns. |
NASRO | ♦ Acronyme pour : "North African Sub-Regional Research Organization". |
Naturalisation | ♦ Processus par lequel une espèce exotique s’intègre dans la faune locale et s’y reproduit sans l’aide des Hommes. |
Naturalisme | ♦ Doctrine selon laquelle rien n’échappe aux explications données par les sciences de la nature, ce qui revient à supposer que la nature constitue la totalité de la réalité. Le naturalisme fait reposer la connaissance et la science sur une certaine nature du sujet connaissant empiriquement accessible. |
Naturaliste | ♦ Scientifique, bénévole ou professionnel, disposant de connaissances étendues sur la nature dont il peut être considéré comme un généraliste. |
Naturalité | ♦ « Caractère d’un paysage ou d’un habitat régi par les seuls facteurs naturels et s’approchant le plus d’un état non modifié par l’homme » (Chiffaut, 2006). Le terme de naturalité peut être assimilé à au moins deux notions anglophones parfois antagonistes : la naturalness et la wildness, dont les définitions en anglais sont encore débattues. > Comme tous les termes dont le suffixe est « ité », la naturalité doit être comprise comme la qualité - et non pas l’état - d’un espace que l’on peut évaluer le long d’un continuum depuis les espaces les plus anthropisés à ceux qui le sont le moins. Trois facettes complémentaires de naturalité ont été distinguées :
♦ Équivalent étranger : Naturalness. |
Nature | ♦ Ensemble des systèmes écologiques peu ou pas modifiés par l'Humanité. > Ensemble du monde réel, le monde physique, dans la variété de ses formes, en fait l’univers matériel constituant l’environnement de l’être humain et le cadre des modifications apportées par l’Homme, qualifiées d’artificielles. > Ce terme est actuellement discuté, revisité. Les auteurs contemporains tendent à lui substituer le terme d’environnement, de Vivant, de biodiversité. L’expression « non-humains » est apparue en sociologie au début des années 1980, et a été développée en France par Bruno Latour dans le cadre de la théorie de l’acteur-réseau où les non-humains désignent les « objets », comme l’explique Barataud (2023). ♦ Équivalent étranger : Nature. |
Nature ordinaire | ♦ Se définit par opposition à la « Nature extraordinaire » des espèces rares ou patrimoniales et des sites remarquables. Elle n'a pas ni valeur économique particulière, ni valeur patrimoniale mais elle occupe la quasi-totalité des écosystèmes terrestres et aquatiques. Elle est la composante fondamentale de l'environnement dans lequel les humains évoluent. À ce titre, elle est le premier pourvoyeur de ressources alimentaires, médicinales, culturelles ou récréatives. Elle mérite également toute l'attention des conservateurs car la biodiversité ne peut être sauvegardée uniquement dans les aires protégées, qui, seules, ne peuvent remplir tous les besoins des différentes espèces vivantes. > La biodiversité ordinaire implique que les espèces soient couramment présentes ou utilisées. La diversité ordinaire est en interaction permanente avec les humains auxquels elle fournit certains éléments. Les attributs des espèces peuvent être définis comme liés aux éléments biologiques tout comme à la provision de biens eet de services, ou à l’exposition des humains à des menaces. Cette notion est souvent utilisée dans les questions d’aménagement du territoire et de conservation de la nature pour marquer l’opposition avec la politique qui a prévalu jusqu’à présent en conservation : la seule mise en protection d’espaces plus ou moins isolés. La nature ordinaire regroupe des espèces communes. Selon l’influence de l’Homme, la nature peut passer d’un état à un autre : la nature ordinaire, sans influence de l’Homme, peut revenir à un état de nature spontanée, mais elle peut également être anthropisée à des degrés divers, jusqu’à disparaître totalement pour devenir un espace totalement artificiel. ♦ Équivalent étranger : Ordinary nature. |
Nature sauvage | ♦ Espace n'ayant pas subi d'intervention humaine et qui n'est pas contrôlé par l'Homme. |
Nature temporaire | ♦ Concept relativement récent qui s’applique essentiellement dans des zones hautement dynamiques, comme par exemple les zones délaissées des grands chantiers (ports, zones industrielles, gravières en exploitation…) sur lesquels les dépôts de matériaux ou les excavations deviennent temporairement disponibles pour l’implantation d’habitats et d’éléments pionniers de la flore et de la faune. |
Naturel | ♦ Devrait se dire d'un espace qui n'aurait jamais subi l'intervention de l'Homme. Les milieux naturels sont donc excessivement rares. On considère qu'un milieu est naturel lorsque la présence humaine y est très peu marquée ou que la végétation qui s'y trouve est la même que celle qui serait trouvée dans un espace véritablement naturel (exemple : prairie naturelle). |